Pour un système d'exploitation souverain ?

Mandriva est morte de son comportement à la française.
A l’origine Mandrake représentait la distribution française esthétiquement bien faite, mais comme une de nos marque de voiture, toujours un truc qui allait pas, pas stable et perfectible…
Ensuite une histoire chaotique ou son modèle de distribution compliqué a fini par décourager ses fans…
Même RedHat a compris en intégrant une version gratuite de ses releases avec CentOS pour garder son coeur d’expertise en entreprise. Toutes les fonctionnalité d’une vrai RedHat, mais pas le même logo et pas de support : c’est exactement ce que Mandrake/Mandriva n’a pas su faire avant l’arrivé de la vague de fond Ubuntu. Encore un french raté…

Aujourd’hui toutes les distributions se francisent très bien, voir se régionalisent car on peux avoir des versions catalanes, bretonnes ou alsaciennes si besoin.

Les distributions comme Mint ou Ubuntu ne sont pas conçue pour l’entreprise car leur cycles de developpement sont trop courts. Les seuls distributions viables amha sont Debian ou RedHat/CentOS, à moins d’aimer l’aventure…

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j’ai lu les conclusions : intéressantes.

Mais , énervé je vous rappelle juste, que l’on AVAIT un système souverain : « La France elle l’a laissé tomber » !
Allez demander à Gaël DUVAL, le créateur/ fondateur de Mandrake Soft, Mandriva … et maintenant Ulteo.

Oui on peut faire un GNU/Linux souverain : en mettant des gars comme G. DUVAL aux commandes.
Ils faut juste faire le bon casting , au bon moment … cette volonté existe-t-elle , ici ?

Nos jeunes sont doués en France : peut-on leur donner une chance ? une vraie chance …

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clairvoyant , il faut allez au bout de ta réflexion donc …

La clef (catalyseur) est donc politique ?

Si pas de volonté au plus haut niveau d’être souverain (et tout ce que vous voulez) alors rien de concret en bas …
Est-ce que au plus haut niveau on veut encore « la souveraineté » (… numérique) ?

On n’est plus dans un débat technique , j’en ai bien peur …

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Le projet OpenOffice a été racheté par Oracle.

Pour continuer de coller à la définition du logiciel libre, une partie des développeurs OpenOffice ont quitté le projet, pour créer LibreOffice.

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Pour mémoire OpenOffice a d’abord été repris en 2000 par Sun (à partir de StarOffice de StarDivision) qui a été ensuite racheté par Oracle…
Avec l’opensource on n’est pas à l’abri de ce genre de choses lorsque les entreprises se font racheter.
LibreOffice a heureusement permis à une communauté de naître et de faire avancer (et bien) le projet.

On en revient à la différence entre open et libre… c’est à travers une communauté ouverte, avec une gouvernance claire que les projets vivent à long terme.
Quand le contrôle est assuré par un acteur unique celui-ci peut très bien changer d’avis et reprendre le projet derrière n’est pas toujours évident si il n’y a pas de communauté.

Revenons au sujet… pour un OS Souverain, dans quel cas de figure se retrouverait-on ? Plutôt libre ou plutôt open ?

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Bonjour,

le catalyseur est politique : +1

Là ou je ne vous suit plus vraiment c’est sur le fait qu’il faudrait attendre que (se) décide le « plus haut niveau » : pour moi la véritable vitalité et la véritable politique, ce n’est plus tellement là que ça se passe.

Mais chacun, là ou il est peut par contre agir et se comporter comme un catalyseur pour faire avancer.

Plutôt que de nous fixer collectivement des destinations inatteignables, commençons chacun, là ou nous sommes, à nous mettre en chemin.

On peut tous faire quelque chose de concret : maintenir un PC linux disponible au public dans une bibliothèque de village, mettre à disposition sur son blog de quelques scripts qu’on a bidouillé pour résoudre tel ou tel problème, aider des gens sur un forum, etc.

C’est certainement moins flamboyant qu’un grand partenariat national avec des mastodontes américains pour déployer l’informatique à l’école : est-ce moins efficace ?

Le partage et la simplicité, voilà ce qui peut compter aujourd’hui : il semble bien que « le plus haut niveau » ait pour l’instant d’autres chats à fouetter que de favoriser ce genre de dynamiques.

Aidons les à changer de paire de lunettes.

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j’ai été jeune, moi aussi …

Pour moi le mot « os souverain » a été lâché et dans 6 mois on en parles plus !
Quand ton DSI te dit non : « Linux c’est hors de question », et bien … c’est non. volonté ou pas, partage ou pas …

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Un DSI qui refuse Linux, c’est un boulet renfermé incompétent qui n’aime pas l’informatique.

Il mériterait le bucher…

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Bonsoir,

Je m’attendais un peu à cette remarque… L’expérience sans doute, je ne suis en effet plus vraiment un perdreau de l’année :wink:

L’entreprise n’est pas le seul cadre possible pour s’engager et si le DSI auquel tu es subordonné ne sait pas exploiter tes talents et bien mobilises les ailleurs ou devient DSI à la place du DSI :slightly_smiling:


Olivier

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Bonjour,

Pour moi ce n’est pas le problème. La souveraineté est une affaire juridique, pas une affaire technique et pas fondamentalement non plus une affaire d’accès public ou non au code.

La souveraineté ça peut aussi être aussi une affaire culturelle or en sociologie, la culture est définie comme « ce qui est commun à un groupe d’individus », « ce qui le soude », ce qui est appris, transmis, produit et créé collectivement par ce groupe.

Dans l’absolu, je pense qu’un OS privateur et fermé pourrait très bien être souverain pour peu que son « mainteneur » ou son « porteur » soit « légitime » pour le collectif auquel il s’adresse.

Pas sûr qu’il soit fiable, pertinent, puissant, convivial, … Utile … Mais ça c’est une autre affaire : souverain il pourrait.

Pour viser à la souveraineté, il faut commencer par être clair sur ce qui nous soude.

Une question simple : en plein état d’urgence, est-ce que l’OS souverain d’un pays serait un OS qui pourrait permettre aux services de renseignements de ce pays d’espionner et de disposer des fichiers de n’importe quel citoyen ?

Soyons direct : serait-ce mieux que ce soient les service de l’état qui puisse faire ça plutôt que google ou microsoft ?


Olivier

Information complétement obsolète et qui montre une totale méconnaissance de l’historique. OpenOffice a été cédé en 2011 à la Fondation Apache.

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Quelque soit le collectif auquel il s’adresse, une telle légitimité ne peut reposer que par l’utilisation de logiciel libre. Sinon, impossibilité de sécurité, d’indépendance, etc.

Dans notre pays où l’État est le peuple, la souveraineté d’un OS souverain est nécessairement celle du peuple et par délégation celle de l’État. Par conséquent, un OS souverain ne pourrait pas être un outil d’espionnage pour les services de renseignements ou pour le gouvernement ou pour l’État.

Le fait que l’OS souverain soit entièrement un logiciel libre est une condition nécessaire pour y arriver.

Axelle Lemaire, entame l’examen de son projet de loi au Sénat => http://www.lejdd.fr/Economie/Axelle-Lemaire-Le-numerique-notre-bien-commun-780597

Pour rappel, le projet de loi pour une République Numérique est amendé en commission des lois au Sénat. Le système d’exploitation souverain est écarté, l’encouragement aux logiciels libres oublié => http://www.silicon.fr/loi-numerique-senat-os-souverain-logiciels-libres-144052.html

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Et même que la fondation Apache n’a pas le temps et les moyens de s’en occuper de Open Office à 100%. Faut lui préférer à la place Libre Office beaucoup plus dynamique.

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